| Accueil | Livres | Auteurs | Collections | Informations |
|
PAS DU TOUT MON GENREIsabelle SPAAK |
|
Je suis la seconde fille, la seconde épouse, le second violon. Je joue en sourdine une partie plus basse que le premier. Je suis le second couteau que l'on cache, pour les basses œuvres, les pires besognes. Habituées à l'ombre, ces amoureuses sont douées pour disparaître, se faire oublier. Elles finissent seules en général. Sans avoir vu s'évanouir les années. Vous êtes d'origine belge, mais vous semblez très française dans votre écriture et votre « pacte autobiographique ». Comme expliquez-vous ce double langage ? Oui, je suis belge, de nationalité, de cœur, de sensibilité et d'esprit. Mais je vis depuis 25 ans en France et n'ai passé que 15 ans en Belgique. C'est toujours la même histoire quand on a quitté son pays natal : on ne cesse de le chercher, de s'y retourner sans y revenir. Pas du tout mon genre est votre second roman et le sujet de votre livre porte sur la difficulté d'être seconde. Comment expliquez-vous cette coïncidence ? Coïncidence ou jeu ? Pudeur et retenue semblent être une caractéristique de votre écriture. La pudeur. Oui, je la revendique car il me semble qu'à force de tout dire, on ne dit rien. Je préfère la suggestion, l'évocation à l'affirmation. J'aime la dentelle - très belge -, ces ouvrages extrêmement travaillés qui laissent présager de la nudité plutôt que la dévoiler. Propos recueillis par Olivier Frébourg
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||