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NOS MARINSÉcrivains de la MarineRevue de Presse
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« Le but de l'ouvrage que vous tenez en main, écrit par chacun d'entre nous, est bien celui-ci : faire vivre la mer et les marins d'hier et d'aujourd'hui et de toutes les marines. Embarquez. Le sel sur les lèvres vous attend. Et les doigts gourds. Et l'aube qui tarde tant à se montrer. Naviguez et écrivez. » (Préface de Jean-François Deniau) En fondant avec quelques amis à la fois écrivains et marins les Écrivains de Marine, j’ai pensé à beaucoup de nos camarades et d’abord à Éric Tabarly. S’il avait survécu, il aurait pu nous présider. Personne ne peut oublier sa contribution à ce qui est l’objet même de notre groupe : défendre, promouvoir, illustrer la dimension maritime. Trop souvent négligée à Paris ; je l’ai bien vu lors de la « bataille » pour la survie du Musée de la Marine, où les meilleurs esprits demandaient : « Pourquoi un Musée de la Marine à Paris ? Les marins, ils n’ont qu’à aller au bord de la mer. » Nous nous sommes battus. Nous avons gagné. Quand Tabarly est sorti du brouillard, en tête de la Transat anglaise en 1964, alors que personne ne l’attendait, il a redonné un moment aux Français la fierté maritime. Un héros national était un marin ! Donc, la mer existait. C’est dans cette ligne que j’ai souhaité voir les Écrivains de Marine naviguer et écrire. Montrer que la mer, ce n’est pas seulement pour quelques-uns mais pour nous tous. Témoigner. Se souvenir. Le but de l’ouvrage que vous tenez en main, écrit par chacun d’entre nous, est bien celui-ci : faire vivre la mer et les marins d’hier et d’aujourd’hui et de toutes les marines. Embarquez. Le sel sur les lèvres vous attend. Et les doigts gourds. Et l’aube qui tarde tant à se montrer. Naviguez et écrivez. Propos recueillis par Jérome F. Goudeau
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